Le jeudi 26 février 2026, la Chambre des Métiers de Thiès a été le théâtre d’un événement d’envergure africaine, lorsque le ministre de l’Artisanat de la République du Centre Afrique, accompagné de ses experts et de son directeur de l’artisanat, a été reçu par leurs homologues sénégalais.
Cet échange, placé sous le signe de la collaboration et de l’échange de savoirs, témoigne de la reconnaissance du rayonnement du modèle sénégalais dans le domaine de l’artisanat sur le continent africain. Les travaux ont débuté par une visite du village artisanal de Thiès, symbole du dynamisme artisanal sénégalais, puis se sont poursuivis dans le service technique rassemblant le répertoire des métiers, la base de données, ainsi que le logiciel de conception des cartes professionnelles. Ces infrastructures modernes illustrent le progrès et la structuration du secteur artisanal dans la région. Le ministre de l’artisanat du Centre Afrique a salué la démarche sénégalaise : « Nous applaudissons la coordination exceptionnelle de nos collègues sénégalais, notamment leur expérience ancienne et solide dans la gestion des chambres des métiers. Le Sénégal est considéré comme un modèle en matière d’artisanat, un secteur porteur d’employabilité et de réduction de dépendance économique. »
Il a souligné que, malgré les défis que rencontrent plusieurs pays africains, notamment en situation de conflits ou de crises politiques, le modèle sénégalais offre des pistes de développement et de formalisation pour l’artisanat. De son côté, le président de la Chambre des Métiers, Amadou Makhtar Seye, a mis en avant la réussite de Thiès qui, en tant que capitale artisanale, a su valoriser plus de 100 corps de métiers, renforçant ainsi le tissu économique local : « Nous sommes fiers du choix de Thiès. Notre région est un véritable berceau artisanal, ayant su évoluer tout en étant une vitrine nationale. Nous remercions notre ministère de tutelle pour ses efforts constants visant à nous donner davantage d’autonomie. »
La directrice de l’Artisanat sénégalais, représentant le ministre du secteur, a quant à elle souligné l’engagement pour l’autonomisation et la formalisation des artisans : « Depuis 1977, notre pays a mis en place des chambres de métiers, et nous travaillons activement pour renforcer leur autonomie et leur capacité à formaliser les activités artisanales. Thiès, en avance sur ces enjeux, bénéficie déjà d’un dispositif de protection sociale. Nous préparons actuellement un cadre légal pour soutenir la création de la Chambre des Métiers du Centre Afrique, en s’inspirant du modèle sénégalais, notamment l’union des chambres qui fonctionne comme un levier de développement et de solidarité. » Ce dialogue riche et constructif entre artisans et autorités des deux nations ouvre une nouvelle étape dans la coopération sud-sud en matière d’artisanat à l’échelle africaine
